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Cotisation foncière des entreprises (CFE) : qui doit la payer et comment la calculer ?

Cotisation foncière des entreprises (CFE) : qui doit la payer et comment la calculer ?-Airdie Finance

Si vous dirigez une entreprise ou exercez une activité indépendante en France, vous avez sûrement déjà entendu parler de la Cotisation Foncière des Entreprises, plus connue sous l’acronyme CFE. Constituant l’une des deux branches de la Contribution Économique Territoriale (CET) avec la CVAE, cet impôt local est une réalité pour une grande majorité de professionnels. Souvent perçue comme complexe, la CFE repose pourtant sur des principes clairs. Son paiement et son calcul dépendent de votre situation, de la nature de votre activité et de la localisation de vos locaux. Il est donc utile de bien comprendre son fonctionnement pour anticiper son montant et maîtriser vos obligations fiscales.

Qui est concerné par le paiement de la CFE ?

La Cotisation Foncière des Entreprises s’applique à presque toutes les personnes physiques ou morales qui exercent une activité professionnelle non-salariée en France de manière habituelle. Cela prend donc en compte :

  • les sociétés commerciales (SARL, SAS, etc.) ;
  • les entreprises individuelles, y compris les micro-entrepreneurs ;
  • les professions libérales.

L’imposition est liée à l’utilisation de biens immobiliers pour l’exercice de l’activité. Concrètement, si votre entreprise dispose d’un local, même si vous n’en êtes pas propriétaire, vous êtes redevable de la CFE.

Cette règle s’applique aussi aux professionnels qui exercent depuis leur domicile. Une entreprise ayant plusieurs établissements dans des communes différentes devra d’ailleurs payer une CFE pour chacun d’eux. 

Comment est calculée la cotisation foncière des entreprises ?

Le calcul du montant de la CFE est une mécanique à deux temps qui combine une base d’imposition et un taux voté localement. La formule de base est :

CFE = Base d’imposition x Taux d’imposition

Dans cette formule, la base imposable correspond à la valeur locative des immeubles utilisés par l’entreprise dans le cadre de son activité durant l’année N-2. Par exemple, pour la CFE 2026, on regarde les locaux utilisés en 2024. Si cette valeur locative est très faible ou si vous n’avez pas de local dédié (comme un consultant travaillant de chez lui), une cotisation minimale s’applique. Cette base minimale est fixée par la commune et dépend de votre chiffre d’affaires enregistré en N-2.

Le taux d’imposition, quant à lui, est voté chaque année par la commune ou l’intercommunalité (EPCI) où est situé votre établissement. Ce taux varie donc fortement d’un territoire à l’autre, ce qui explique les différences de montant de CFE pour une même activité. 

Existe-t-il des cas d'exonération de CFE ?-Airdie Finance

Existe-t-il des cas d’exonération de CFE ?

Oui, plusieurs situations permettent d’être exonéré de la CFE de manière permanente ou temporaire. L’exonération la plus connue est celle accordée à toutes les entreprises pour leur première année civile d’activité. L’année suivante, la base d’imposition est diminuée de moitié, ce qui réduit d’autant la facture fiscale.

Au-delà de ce cas général, il existe des exonérations permanentes pour certaines professions et activités comme :

  • les exploitants agricoles ;
  • la plupart des artisans sous des conditions relatives au nombre de salariés et aux revenus ;
  • les chauffeurs de taxi ;
  • les peintres et sculpteurs considérés comme artistes.

En outre, des exonérations temporaires et facultatives peuvent être décidées par les collectivités locales pour encourager le développement économique. Celles-ci visent souvent les entreprises qui s’implantent dans des zones prioritaires comme les Zones de Revitalisation Rurale (ZRR) ou les Zones Franches Urbaines (ZFU). 

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